Creditpauvre.com est un guide indépendant pour les personnes à faibles revenus : allocataires du RSA ou de l'AAH, demandeurs d'emploi, salariés à temps partiel, retraités avec une petite pension, parents seuls, étudiants qui comptent chaque euro. Quand une facture tombe, qu'un appareil lâche ou que le loyer prend du retard, la question n'est pas seulement « où emprunter ? », mais « quelle aide puis-je obtenir avant de m'endetter ? ».
Le site n'accorde aucun crédit, ne met personne en relation avec un prêteur et ne perçoit rien sur vos démarches. Il explique ce qui existe, ce que cela coûte et les pièges à éviter, pour que vous puissiez décider en connaissance de cause.
Emprunter avec peu de revenus : ce qui est possible
Avec un petit budget, la plupart des banques refusent un prêt personnel classique, parce que le reste à vivre après remboursement serait trop faible. Ce refus n'est pas une fatalité : plusieurs dispositifs légaux sont pensés pour les situations modestes.
- Le microcrédit personnel accompagné : un petit prêt bancaire, monté avec une association ou un service social qui vous aide à construire le dossier et suit le remboursement. Il finance un projet utile, comme un véhicule pour aller travailler, une formation ou un équipement. Voir notre page sur le microcrédit accompagné.
- Le prêt d'honneur : un prêt sans intérêt, accordé à la personne et non à l'entreprise, souvent pour créer ou reprendre une activité.
- Les prêts de la CAF : selon votre caisse, des prêts sans intérêt peuvent aider à équiper le logement ou à l'améliorer. Les conditions varient d'un département à l'autre ; renseignez-vous auprès de votre CAF.
- Le crédit municipal : il pratique le prêt sur gage, en déposant un objet de valeur, sans étude de revenus, et propose parfois du microcrédit.
Les aides à demander avant tout crédit
Une aide n'est pas à rembourser, un crédit si. Avant de signer quoi que ce soit, faites le tour des aides possibles. Le CCAS de votre mairie peut accorder une aide financière ponctuelle ou des bons alimentaires. Le Fonds de solidarité pour le logement (FSL) intervient pour un loyer impayé, une caution ou des factures d'énergie et d'eau. Une assistante sociale du département, un point France Services ou une association (Secours populaire, Secours catholique, Croix-Rouge, Restos du Cœur) peuvent vous orienter et parfois aider directement.
Avant un rendez-vous, préparez :
- vos trois derniers relevés de compte ;
- vos justificatifs de ressources (attestation CAF, France Travail, pension) ;
- la facture, le devis ou l'avis d'impayé concerné ;
- la liste de vos charges fixes et de vos crédits en cours.
Comparer le vrai coût : TAEG et taux d'usure
Le chiffre à regarder est le TAEG (taux annuel effectif global) : il inclut les intérêts, les frais de dossier et l'assurance obligatoire. Comparez toujours deux offres sur ce seul taux et sur le coût total en euros. En France, aucun prêt ne peut dépasser le taux d'usure, fixé et publié chaque trimestre par la Banque de France. Un « prêteur » qui propose plus, ou qui ne donne aucun TAEG, n'est pas fréquentable.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Les dangers à connaître
Le crédit renouvelable (réserve d'argent, cartes de magasin) paraît pratique, mais son taux est élevé et le capital se reconstitue, ce qui pousse à rembourser longtemps. Cumuler plusieurs petits crédits pour en rembourser un autre mène vite au surendettement. Si vous ne pouvez plus faire face à vos dettes, le dossier de surendettement à la Banque de France est gratuit et peut suspendre les poursuites.
Deux incidents de remboursement caractérisés peuvent entraîner une inscription au FICP, le fichier des incidents de crédit tenu par la Banque de France. Une fois fiché, l'accès au crédit devient très difficile : les aides et l'accompagnement social passent alors en premier, car un nouveau prêt risquerait d'aggraver la situation.
Les arnaques au faux prêt
Les personnes à petit budget sont une cible privilégiée des escrocs. Méfiez-vous si :
- on vous demande de payer des frais avant de recevoir les fonds (dossier, assurance, « déblocage ») ;
- l'offre arrive par message sur les réseaux sociaux, WhatsApp ou par un particulier « qui prête à tout le monde » ;
- on vous promet un accord garanti, même fiché ou sans revenus ;
- on réclame une copie de carte bancaire, vos codes ou des coupons prépayés.
Un établissement de crédit autorisé figure sur les registres officiels (REGAFI, ORIAS) ; en cas de doute, ne versez rien.
Comment utiliser le site
Les pages sont rangées en rubriques. Pour comparer les formules, commencez par les types de prêt accessibles. Si votre difficulté tient à votre statut (sans emploi, RSA, retraite, étudiant, fiché), passez par la rubrique selon votre situation. Pour une urgence, la rubrique aides financières avant le crédit recense les guichets à solliciter. Les dépenses essentielles (loyer, énergie, santé, transport, équipement) ont chacune leur page. Enfin, si vous vivez hors de France, la rubrique prêts et aides par pays présente les règles locales.
Chaque page indique d'abord les aides, ensuite seulement les solutions de crédit, avec des liens vers les sources officielles. Les informations sont générales : votre situation personnelle mérite d'être examinée avec un travailleur social.
Offres de prêt et aides financières à comparer
- Microcrédit personnel – La Banque Postale — microcrédit accompagné pour les personnes exclues du crédit bancaire classique.
- Microcrédit – Crédit Municipal de Paris — microcrédit accompagné pour les personnes exclues du crédit bancaire classique.
- Adie — microcrédit accompagné pour les personnes exclues du crédit bancaire classique.
- Caisse d’Epargne — banque proposant des prêts personnels ; comparez le TAEG et les conditions avant de signer.
Liste indicative et non exhaustive d’établissements réels, sans lien commercial avec le site. Vérifiez l’agrément, le TAEG et les conditions avant toute demande ; ne payez jamais de frais à l’avance.